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LSM: Les grands enjeux d'une migration vers les Logiciels Libres ou vers un environnement hétérogène optimal

Conférence du 9 Juillet 2002 aux LSM par Camille Begnis, MandrakeSoft.

Je commence par une présentation générale pour entrer ensuite dans le détail et l'agrémenter de quelque exemples. Ce n'est pas ma spécialité car je suis responsable de la documentation.

Lors d'un projet de Migration de système d'entreprise, tout décideur est amené à considérer GNU/Linux. Mais le monde "libre" et celui de l'entreprise sont-ils compatibles. Cela fait peur aux DSI.

Les questions qui se posent:

Qualités techniques. Ils égalent souvent les logiciels propriétaires. On les trouvent sur les petites machines et les grandes plateformes.

Un aspect important est le respect des standards. Par exemple l'IETF. Les Logiciels Libres s'efforcent de respecter les standards, pas toujours comme les logiciels propriétaires. Par exemple LDAP, SMTP, HTTP, SSL, XHTML...

A quelles questions cela répond : celle de l'interopérabilité. Sans standards ouvers, pas de communications avec des programmes hétérogènes.

La maintenance, qui inclus aussi la pérénité. La force des logiciels libres est sa pérénité. Le Logiciel Libre engendre une reactivité plus rapide.

La pérénnité. On croit souvent que le logiciel propriétaire est plus pérenne. On croit qu'une grande entreprise va vivre eternellement et pourtant elles finissent par mourrir. Qu'advient-il des programmes ? Ils sont perdus et le logiciel disparait. Et même si l'entreprise ne ferme pas, il arrive que l'entreprise abandonne le support. Alors qu'avec le Logiciel Libre, une tierce partie peut reprendre la main. L'entreprise peut même maintenir le code en interne et cela ne pose pas le même problème.

L'engagement des grandes société, même s'il n'est pas indispensable au développement des Logiciels Libres, l'aide significativement. Par exemple Nautilius et Mozilla.

La pérénnité des formations vient en partie de la grande compatibilité avec les anciens systèmes Unix. L'apparition des documents libres aide de la même façon que le Logiciel Libre.

Le plan de migration. Quand est-ce possible et quelles sont les limites ?

Trois cas typiques.

  • Cas 1: on achète un logiciel propriétaire.
  • Cas 2: l'entreprise développe un logiciel.
  • Cas 3: le Logiciel Libre est téléchargé depuis un site.

Exemple: LAUSD (Académie Los Angeles). Il s'agissait d'acheter des licences. Ils ont décidé à la place de développer le logiciel.

Critères de rentabilité. TCO, fonctionalité, fiabilité. Ce sont uniquement des critères monétaires.

Les limites: le coût de la migration peut être supèrieure à une migration vers un logiciel propriétaire. Le coût d'acquisition de licences des logiciels propriétaire peut-être très bas à grand volume.

Les détails du projet de migration. L'étude d'opportunité. Il faut faire l'inventaire, jouer les scénarios, envisager les scénarios de migration.

Méthodologie. Créer une structure (comité de projet, identification des intervenants, outils pour la communication interne) mise en place de groupes de travail (alternatives logicielles, interface, administration du bureau), réalisations, tests, sites pilotes, formation, support, déploiement.

Cas concret: migration depuis une une architecture Windows NT. Microsoft pousse au passage vers Windows 2000. Les nouvelles technologies imposées par Windows 2000 entrainent une refonte profondeur de l'environnement. Sauf cas particulier la migration vers GNU/Linux est moins complexe.

Quelques solutions eprouvées inclues dans la ProSuite 8.2. Apache + MySQL + PHP etc.

Cas concret d'une application de travail collaboratif. Dans une optique de communauté Logiciel Libre, on peut s'aider des outils CVS, Sympa, Wiki, PHPGroupware (LDAP, Agenda, Carnet d'adresses, interface mail, gestion de fichiers partagés).

Cas concret plate-forme de production basée sur GNU/Linux et incluant un mixte de logiciel propriétaire et de Logiciel Libre.

Loïc Dachary: J'échoue à voir en quoi la présentation est spécifique à une migration Logiciel Libre. Il me semble qu'il s'agit plus d'une méthode de migration d'un système d'exploitation vers un autre, qu'il soit GNU/Linux ou autre.

Camille Begnis: Oui, mais dans l'introduction j'ai expliqué pourquoi.

Mr. Ouedraogo: le facteur économique peut être un déclencheur. Faire entrer un système. Il est nécessaire d'avoir un plan.

Loïc Dachary: exemple de l'éducation nationale en Afrique du Sud, ou un grand éditeur propriétaire a débouté de Logiciel Libre en octroyant des licences gratuites. Il faut parler du prix de l'indépendance, de la liberté.

Cédric Blancher: il est très dommage et assez faux de s'arrêter à des critères de fonctionalité car ils sont fragiles.

Mr. Ouedraogo: La personne que prend la décision de mettre le système firewall en oeuvre prend aussi d'autre décisions. Mais pour l'utilisateur final, cela implique d'autre décideurs. Et c'est assez compliqué.

Cédric Blancher: une administration prétend passer au Logiciel Libre alors qu'ils utilisent du logiciel propriétaire pour leur messagerie. Cela ne fait guère avancer. Quelqu'un qui prétend utiliser du Logiciel Libre et qui envoie des fichiers attachés à un format propriétaire : cela rend la personne qui le reçoit très confuse. Comment quelqu'un qui utilise du Logiciel Libre utilise des formats propriétaires ?

Mamy Rajaobelina: On me demande de répondre à la question suivante. Une administration veut se débarasser d'Oracle. Est-ce possible ?

Loïc Dachary: on ne sait pas répondre à cette question. En l'absence d'une volonté éthique de faire une migration vers le Logiciel Libre, la migration doit s'envisager sur la base d'une étude.

Jacques Gelinas: des financiers ont un problème critique par les vendeurs de bases de données: ils sont persuadé de se faire escroquer. Il y a peut être des escrocs dans le Logiciel Libre aussi, mais ils sont sans doute prêt à tenter le coup car il ont une chance de ne pas se faire escroquer.

Mr Ouedraogo: j'ai face à moi des décideurs. On peut élaborer des stratégies différenciés. La philosophie se développera ensuite. Par exemple: on faisait la connexion IP du pays, on voulait des adresses. J'ai été obligé d'écrire que le ne pas avoir des adresses était comme ne pas adopter les 220V. Ça n'avait rien a voir mais cela a fait avancer le dossier qui stagnait depuis longtemps.

Loïc Dachary

 
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Updated: $Date: 2002-07-10 15:14:35 +0200 (Wed, 10 Jul 2002) $ $Author: loic $